Musique dématérialisée


I) INTRODUCTION


La musique dématérialisée se présente sous forme de fichiers informatiques, sans support physique, stockés sur le disque dur d’un ordinateur ou sur celui d’un NAS (Network Attached Storage).

Elle peut provenir de l’encodage de CD ou de sites de téléchargement légal. L’encodage de vinyle est également possible sous certaines conditions.

Pour un budget équivalent, la qualité de restitution que nous préconisons permet d’obtenir des résultats au moins équivalents à la lecture CD traditionnelle.

La musique dématérialisée peut également se présenter sous la forme d’un flux audio issu de sites internets de « streaming » (lecture en continue), par exemple des webradios. Malheureusement, cette restitution audio est souvent de mauvaise qualité, équivalente à du MP3…

La musique dématérialisée offre de nouvelles possibilités comme la gestion de listes de lecture, la recherche par divers moyens de tri (genre musical, interprète, album, compositeur, année de composition, etc), le pilotage à distance sur un écran de contrôle comme un smartphone ou une tablette tactile. Elle donne en plus, la garantie que le disque sera lu exactement de la même façon à chaque fois. Ce n’est pas le cas d’un lecteur de CD qui peut parfois faire des erreurs de lecture.

Le gain de place n’est pas à négliger car il n’est plus nécessaire d’avoir sa collection de disques à portée de main. Signalons également le fait de pouvoir télécharger des albums « studio master », qualité supérieure à celle d’un CD, qui restitue à l’identique le son fourni par le studio d’enregistrement.

II) NUMERISATION D’UN CD

a) Format d’encodage

Le principe consiste à numériser au sein d’une unité de stockage le contenu d’un CD (signal PCM) dans un format de fichier informatique audio appelés « codec » et pouvant se classer en trois catégories :

– sans compression (WAV, AIFF)
– compression sans perte, appelée « losless » (FLAC, ALAC, WMA Losless, WAVPack)
– compression avec pertes, appelée « lossy » (MP3, OGG, MPC, AAC, WMA, etc)

Le procès de numérisation (plus communément appelé rippage) n’implique aucune perte de la qualité issue du disque source quand celle-ci utilise les codecs de compression sans perte (« losless ») ou sans compression. Les codecs compressés avec perte (« lossy »), quel que soit leur taux de compression (96kbps à 320 kbps), sont destructifs. La perte de qualité sonore est très significative. Nous vous recommandons de les proscrire.

La plupart des codecs précedement cités intègrent une fonctionnalité primordiale appelée « taggs » (ou « méta-données »). Ce sont des informations intégrées dans chaque fichier au moment de l’opération de numérisation. Ils permettent une classification des informations basée sur des mots-clés (nom de l’artiste, nom de l’album, nom et durée des pistes, genre musical, pochette de l’album, etc). Les fichiers numérisées avec les codecs sans compression (WAV, AIFF) ne peuvent pas intégrer correctement les « taggs ». Il existe toutefois des solutions de contournement, mais elles ne sont pas pérennes et surtout elles sont trop souvent une source d’instabilité. C’est pourquoi nous conseillons vivement le codec FLAC sur PC ou ALAC sur APPLE.

PS : la numérisation d’un SACD dans son format d’origine DSD (codec DSF ou DFF) est possible, mais très complexe et pointue à mettre en oeuvre (nous consultez pour plus de renseignements).


b) Choix du logiciel

De nombreux logiciels permettent le rippage des CD dans les différents formats numériques précédemment cités. Toutefois, tous ces logiciels n’encodent pas dans la même qualité et ne supportent pas tous les formats.

Il est donc très important de choisir avec soin le bon logiciel afin d’éviter des erreurs de lecture rédhibitoires pour la qualité de l’écoute.

Les meilleurs d’entre eux ont été conçus et étudiés pour vérifier lors de l’extraction que le contenu copié sur le disque dur est 100% conforme aux données du CD audio originel. Pour cela, la vitesse de lecture est adaptée en fonction des caractéristiques intrinsèques du CD afin de détecter toutes les erreurs et de les corriger.

L’extraction peut-être relancée afin de corriger d’éventuelles erreurs dues à un CD rayé ou endommagé. Evidemment, un CD endommagé génèrera beaucoup plus d’erreurs qu’un CD en parfait état de fonctionnement, ce qui entrainera un temps de traitement plus long. Dans la plupart des cas, ces erreurs sont corrigées pour garantir une lecture d’une grande fiabilité. On parle alors de « bit-perfect ».

A l’heure actuelle, sous Windows, les meilleurs logiciels avec ces spécificités sont Exact Audio Copy et DbPoweramp. Ils intègrent de nombreux tests de détection d’erreurs de lecture et de correction. Ce sont les plus efficaces et ils donnent des résultats très comparables.

Ces deux logiciels intègrent chacun une fonctionnalité primordiale : AccurateRip. Sans rentrer dans des détails techniques il faut savoir qu’AccurateRip est une base de données où sont stockés les codes CRC (code de contrôle unique qui dépend du contenu du fichier) de tous les morceaux de musique qui ont été encodés à travers le monde par des personnes qui ont utilisé un logiciel compatible avec cette fonctionnalité. Grâce aux codes CRC, il est possible de comparer à la fin de la lecture du CD, le code CRC généré avec ceux présents dans cette base de données. En cas de code CRC identique, vous avez la garantie que le morceau a été parfaitement encodé. Si une seule information diffère, le code CRC sera différent. Dans ce cas, il faut considéré le rippage comme « non bitperfect ».

EAC est gratuit. Son interface n’est pas très conviviale mais il permet un paramétrage très précis et pointu. DbPoweramp est payant (environ 40€). Son interface est plus conviviale que celle d’Exact Audio Copy. Il permet en plus la conversion d’un format vers un autre (par exemple du WAV vers du FLAC).

Nous privilégions DbPoweramp car il est plus simple d’utilisation. Il donne également accès aux 4 plus grandes bibliothèques mondiales de « taggs », en particulier AMG qui est la plus complète au monde. Il permet également d’intégrer très facilement les pochettes des albums dans les fichiers encodés.

Ainsi, hormis EAC et DbPowerAmp, tous les autres logiciels ne garantissent pas un encodage correct et sans erreur (I TUNES, WINDOWS MEDIA PLAYER, WINAMP, etc). Nous vous recommandons donc de ne pas les utiliser.


c) Choix du lecteur optique

N’importe quel ordinateur (fixe ou portable) pourvu d’un lecteur DVD ou BLU-RAY est en mesure de ripper un CD. Toutefois, seuls quelques modèles sont capable d’exploiter complètement les logiciels précédement cités, à savoir la foncion « C2 error » (récupération et correction des erreurs d’extraction quand les données sur le disque ne sont pas lisibles en raison de rayures et autres problèmes).

Afin de garantir un rippage le plus efficace possible, il est conseillé d’utiliser des mécaniques de marques PIONEER, PLEXTOR ou TEAC même si la compatibilité « C2 error » n’est malheureusement pas garantie pour chaque modèle (nous consultez pour plus d’informations).

Pour finir, l’implémentation du lecteur au sein du PC devra se faire avec soin. En effet, le rippage est susceptible d’être perturbé par les vibrations émises par les différents ventillateurs du boitier et des disques durs. Pour ces raisons, l’utilisation d’un lecteur optique externe est une alternative que nous vous recommandons très vivement..


III) Téléchargement Légal



En complément du rippage des CD classiques, il est possible de se procurer légalement de la musique dématérialisée par l’intermédiaire de sites spécialisés.

De nombreux sites internet proposent un large choix de musique à télécharger en format « losless » (compression sans perte) qui garantissent une qualité équivalente à celle du CD (16bit-44,1khz), voire même supérieure pour les fichiers « studio masters ». Ces albums possèdent une qualité sonore identique à celle fournie par les studios d’enregistrement (de 24bit/44,1Khz à 24bit/192Khz) en offrant « théoriquement » un confort d’écoute supérieur à celui des CD. Nous vous recommandons des sites comme qobuz.com, linnrecords.com ou hdtracks.qui offrent cette qualité.

A l’heure actuelle, les sites généralistes tels que Apple Store, Amazon, Fnac ou Virgin ne proposent que des albums à la qualité très médiocre (MP3) et ceci pour un prix équivalent au prix d’un CD. Nous vous déconseilleons fortement leur utilisation.

Attention toutefois de ne pas succomber aux sirènes des albums Studio Master ou au format DSD, outils marketing par excellence (particulièrement pour le DSD)…

Le mastering et la qualité de la prise de son seront toujours plus importants que n’importe quelle fréquences mises en oeuvre. Bref, un bon 16bit/44,1khz sera toujours plus musical qu’un mauvais 24bit/192khz ou DSD.




IV) GESTION DES TAGGS / META-DONNEES

Comme indiqué précédemment, les albums issus d’un rippage CD ou via un téléchargement légal (codecs « lossless »), intégrent tous des informations appelées « taggs » ou « méta-données », permettant une classification des informations basée sur des mots-clés (nom de l’artiste, nom de l’album, nom et durée des pistes, genre musical, pochette de l’album, etc).

La modification de ces « taggs » est bien évidement possible, chaque utilisateur pouvant alors créer sa base de données selon sa propre perception. Pour ce faire, de nombreux logiciel existent. Nous conseillons les suivants :

– Tag & Rename
– J River Media Center
– DbPoweramp

PS : un album en DSD ne sera parfaitement taggué qu’avec le codec DSF. L’utilisation du codec DFF est déconseillé, de même que l’utilisation d’un ISO DSD (image d’un album SACD).


V) STOCKAGE


Pour stocker la musique préalablement encodée (ou téléchargée), la solution la plus simple est l’utilisation du disque dur d’un ordinateur. Il s’agira simplement de vérifier que l’espace disponible est suffisant par rapport à la place mémoire nécessaire, ce qui n’est pas toujours le cas sur des ordinateurs un peu anciens ou portables. Naturellement, cette solution implique que l’ordinateur soit allumé lorsque l’on souhaite écouter sa musique dématérialisée. Dans ce cas, la machine choisie devra être la plus silencieuse possible, ou située dans une pièce voisine.Il restera à apporter un soin particulier au choix du cablage.

Une autre solution consiste à stocker les données numériques sur un disque dur réseau (NAS), de façon à permettre une lecture même lorsque l’ordinateur est éteint lors de l’utilisation de certains appareils (lecteurs réseaux).

En théorie, le mode de stockage n’a aucune influence sur la restitution audio. Les fichiers sont de simples fichiers informatiques traités et contrôlés comme n’importe quel autre fichier informatique. Seule la qualité de l’encodage et de restitution (réglage software et hardware) a une influence sur le résultat de l’écoute. Toutefois, notre expérience nous a prouvé le contraire dans de nombreux cas…



VI) CHOIX DE LA SOURCE



Lorsque tous vos CD (ou téléchargement légal) seront correctement encodés, taggés et stockés, il faut maintenant pouvoir les lire dans les meilleures conditions. Pour ce faire, il existe trois configurations possibles, chacune d’entre elles présentent des qualités et des défauts. Dans le cadre d’une recherche de qualité optimum, elles sont présentées ci-dessous dans l’ordre croissant de performance :


L’Ordinateur est utilisé en complément d’un Convertisseur Numérique/Analogique (DAC). Nous sommes ici dans la transposition dématérialisée d’un Transport CD + DAC. Cette solution est la plus complexe à mettre en oeuvre (optimisation « software » et « hardware » de l’ordinateur). La bibliothèque musicale est gérée par un logiciel appelé « player » qu’il conviendra de configurer en fonction des caractéristiques du DAC utilisé.

Avantages principaux :
– Choix parmi de nombreux « players », souvent configurables à volonté,
– Possibilité d’évolution (changement de « player », de PC, de DAC, etc…).

Inconvénients majeurs :
– L’ordinateur doit être à proximité du système hifi, et donc, pensé en conséquence (taille, design, bruit),
– De nombreuses séances de tests et de réglages sont nécessaires,
– Vous serez tributaire du PC situé en aval. En effet, en cas de mauvais réglages, les résultats obtenus peuvent être très décevants.

Utilisation et Optimisation générale
Bien qu’il soit tout à fait possible d’utiliser les sorties intégrées d’un Ordinateur (SPDIF ou Optique), nous déconseillons cette solution qui s’éloigne de notre démarche qualité car elles ne garantissent pas « le sans défaut ». En effet, ces connexions génériques, non optimisées pour le transfert audio de qualité, utilisent l’horloge de l’ordinateur comme référence de transfert à travers un mécanisme dit « isochrone ». Bruitée et souffrant généralement d’un niveau de jitter important, la qualité de restitution est amoindrie.

Afin de remédier à ce problème, il existe deux solutions.
– La première est de posséder un DAC muni d’une entrée USB « asynchrone ».
– La seconde consiste à placer une interface externe munie d’une entrée USB « asynchrone » entre le PC et le DAC. Cette interface a pour but de récupérer le signal numérique émis par la connexion USB pour effectuer une préparation et un conditionnement optimal vers le DAC situé en aval. Cette interface joue le rôle d’un convertisseur numérique en transformant le flux numérique issu du PC via le port USB en format SPDIF ou AES/EBU.

Il faudra apporter un soin tout particulier au choix des câbles numérique (usb, spdif, aes/ebu). La qualité de l’alimentation externe de l’interface USB/SPDIF sera également importante dans la qualité du rendu final.

Choix du player audio
Le choix du « player » audio doit être effectué avec le plus grand soin. En effet, seuls quelques logiciels sont en mesure de restituer la musique de façon optimale, notamment par leur compatibilité avec les drivers « bit-perfect » qui est déterminant pour la qualité finale de l’écoute.
Sous Windows et Mac, notre préférence va vers le « player » J RIVER MEDIA CENTER.

Sous Windows, J RIVER MEDIA CENTER est compatible avec les drivers ASIO, KERNEL STREAMING et WASAPI qui permettent de contourner les couches logicielles utilisées par le système d’exploitation du PC afin de garder un signal sonore sans aucune dégradation sonore. Chaque driver présente une légère différence qualitative. Seule une écoute attentive permettra à chacun de faire son choix en fonction de son installation hifi.
Sous Mac, J RIVER MEDIA CENTER contourne automatiquement les couches logicielles.

Sous Windows, en complément de J RIVER, nous conseillons l’utilisation du plugin JPLAY pour accroitre encore les performances générale (nous contactez pour plus de détails).

Choix de l’ordinateur
Plusieurs choix sont possible :
– ordinateur portable
– ordinateur fixe ATX, Micro ATX, Mini ATX (type bureautique/multimédia)
– micro PC (exemple INTEL Nuc, MAC Mini)
– plug computer (exemple : CUBOX, RASPBERRY)

Le système d’exploitation (Windows, Mac, Linux) sera choisi en fonction de l’appareil. Attention, les Plug Computer utilisent uniquement un système d’exploitation Linux et rend obligatoire l’utilisation d’un NAS.
Pour les plus exigeants, à la place d’un ordinateur (seul ou avec un NAS), nous proposons un Serveur « audiophile » qui réunit de très nombreux atouts :

Serveur « audiophile »

Prix

Commentaires

DIGITAL TRANSPORT Silent Fanless

Nous consulter (plusieurs configurations sont possible)

Conception 100% fanless (refroidissement sans ventillateur), disque dur SSD pour le système d’exploitation et SSD pour le stockage, alimentation interne et externe de technologie linéaire, optimisation software et hardware, fonction Streamer et/ou NAS, etc.

Variante
Dans l’utilisation d’un ordinateur + DAC, de nombreuses variantes sont possibles ; la plus simple à mettre oeuvre est l’utilisation complémentaire d’un NAS qui servira d’unité de stockage. L’ordinateur faisant alors office de « renderer » (encore appelé « streamer »).
Certains DAC proposent également certaines fonctions très intéressantes telles que l’amplification pour la gamme DEVIALET, ou la préamplification pour la gamme LINN DSM.

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Du fait de sa connection direct à un amplificteur, un lecteur réseau peut être considéré comme le remplaçant moderne du lecteur CD. C’est un appareil qui lit uniquement de la musique stockée sur un disque dur d’un ordinateur ou d’un NAS par l’intermédiaire d’un routeur ou d’un switch. Il dispose de convertisseurs numérique/analogique intégrés qui permet de le raccorder directement à un amplificateur. Certains modèles disposent de sortie numérique afin d’y connecter un convertisseur externe de qualité supérieure.

Avantages principaux :
– L’ordinateur peut être éloigné du système hifi, voire même complètement éteint si le stockage a été
effectué sur un disque réseau (NAS),
– Vous utilisez la technologie la plus performante et la plus pérenne pour la transmission de données audio numériques issus d’un système informatique.

Inconvénients majeurs :
– Absence d’entrées numériques sur la plupart des appareils (l’ouverture vers d’autres sources est donc quasiment impossible). Il est donc impossible de continuer à utilisé un Transport CD

A titre d’exemple, nous proposons les produits suivants :
SONOS Connect, LINN DS (Majik, Akurate, Klimax), ATOLL ST (100, 200) 3DLAB Nano DAC.

Pour les plus exigeants, à la place d’un ordinateur, nous proposons un Serveur « audiophile » qui réunit de très nombreux atouts :

Serveur « audiophile »

Prix

Commentaires

DIGITAL TRANSPORT Silent Fanless

Nous consulter (plusieurs configurations sont possible)

Conception 100% fanless (refroidissement sans ventillateur), disque dur SSD, alimentation externe de technologie linéaire, optimisation software et hardware, fonction NAS, etc.

Utilisation et Optimisation générale
Pour son fonctionnement, un lecteur réseau à besoin d’un routeur (ou switch), d’une unité de stockage (ordinateur ou NAS) et de câbles RJ45 :
– Le routeur doit être compatible wifi pour permettre l’utilisation d’une tablette tactile sans fils
– Le lecteur réseau se contrôle généralement avec une tablette tactile ou un smartphone qui disposent d’une ou plusieurs applications appropriées via un point d’accès wifi. Il est toutefois possible d’utiliser un écran et une souris. (Nous consultez pour plus de détails).
– L’unité de stockage est soit un PC (qui sera utilisé comme un serveur) soit un NAS qui sont tout les deux compatibles avec le protocole UPNP (via un ou plusieurs programmes dédiés)

Variante
Certains lecteur réseaux cumulent plusieurs fonctions, par exemple l’amplification pour les gammes LINN DSM et DEVIALET. Les LINN DSM peuvent également être utiliser avec des fonctions de préamplification. Les LINN Exakt quand à eux proposent une fonction d’égalisation paramétrique en fonction de la pièce d’écoute, ils sont connectés à des enceintes amplifiées LINN.

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Cette configuration est l’équivalent du Transport CD et de son convertisseur. Le lecteur réseau a ici exclusivement la charge du transport du flux numérique vers un convertisseur externe.

Avantages principaux :
– Très haut niveau de restitution grâce à la spécification de chaque appareil en utilisant un DAC » haut de gamme »
– Possibilité d’évolution par le changement de l’un ou l’autre des appareils

Inconvénients :
– Multiplication des appareils

A titre d’exemple, nous proposons les produits suivants, dédié exclusivement aux transport numérique :
MOON Mind, 3D LAB Nano Transport

PS :bénéficiant de sortie SPDIF, les appareils tels que les LINN DS peuvent parfaitement faire office de transport numérique.

Utilisation et Optimisation générales
Pour son fonctionnement, un lecteur réseau à besoin d’un routeur (ou switch), d’une unité de stockage (ordinateur ou NAS) et de câbles RJ45 dont on rapelle qu’il ne faut pas négliger le choix.
– Le routeur doit être compatible wifi pour permettre l’utilisation d’une tablette tactile sans fils
– L’unité de stockage est soit un PC (qui sera utilisé comme un serveur) soit un NAS, tout deux sont compatible avec le protocole UPNP (via un ou plusieurs programmes dédiés)
– Un lecteur réseau se contrôle généralement avec une tablette tactile ou un smartphone qui disposent d’une ou plusieurs applications appropriées. Il est toutefois possible d’utiliser un écran et une souris. (Nous consultez pour plus de détails).

Les configurations précédemment citées ne sont pas les seules. D’autres solutions existent, par exemple l’utilisation d’un ordinateur incorporant une carte son PCI (avec ou sans DAC interne), d’un serveur musical servant à la fois de transport numérique et d’unité de stockage (toute le gamme Aurender), d’un lecteur multimédia (habituellement utilisé comme lecteur vidéo dématérialisé), ou même d’un lecteur BLURAY disposant d’un port RJ45.
Ces solutions présentant un trop grand nombre de désagréments nous les déconseillons fortement.

VII) CABLAGE NUMERIQUE


Pour ne pas sous exploiter le potentiel de votre installation, la question des câbles de liaison ne doit pas être prise à la légère. Tout aussi important qu’une bonne liaison analogique, la liaison numérique peut sublimer ou appauvrir un système de façon spectaculaire. Selon la configuration utilisée (Ordinateur+DAC, Lecteur Réseau, Lecteur Réseau+DAC), les câbles numérique doivent être considérés comme des composants à part entière.

Oui, nous l’affirmons haut et fort, de sensibles différences existent entre les différents câbles USB et RJ45 du marché.

Nous sommes en mesure de vous proposer des solutions pour chaque type de besoin, dans plusieurs gammes de qualité et de prix. (Nous consultez pour plus de détails).




VIII/ Conclusion

La dématérialisation audio utilisée dans l’une des configurations précédemment citées offre une alternative aux lecteurs CD et platines Vinyle.

Les supports phonogrammes et compact disc ne sont plus seuls ; ils ont été rejoints par le fichier informatique, désormais durablement installé dans le paysage du monde de la hifi.

En effet, il semble à présent évident qu’aucun standard audio sur support physique ne pourra s’imposer au grand public (voir l’échec commercial du SACD et DVD Audio). Soutenue par Sony et Universal Music, le Bluray Pure Audio en prend d’ailleurs le même chemin.

Attention toutefois, contrairement à ce que pensent beaucoup de personnes, la musique dématérialisée demande une réelle et efficace optimisation. Trop de personnes pensent posséder un système parfait en s’affranchissant du support physique. Il n’en est rien, bien au contraire. En effet, si les DAC et les lecteurs réseaux proviennent bel et bien du monde de la hifi (pensé et conçu comme des appareils « audiophiles »), les ordinateurs, les NAS, les switch/routeurs proviennent quand à eux du monde informatique grand public. Il s ne sont en aucun cas adaptés pour une écoute hifi de qualité (les alimentations « à découpage » de ces appareils en sont les principaux défauts). Il ne suffit donc pas d’avoir un ordinateur relié à un DAC via un câble USB ou un Lecteur Réseau pour pouvoir prétendre rivaliser en performance avec les meilleurs lecteurs CD du marché qui eux, forts d’une expérience de plus de 20 ans sont optimisés.

Le réglage du système d’exploitation et des logiciels, l’implémentation du matériel (carte mère, alimentation, mémoire vive, disque dur), le changement des alimentations externes, le câblage et le respect de la phase ont chacun un rôle important. Chaque poste ne doit pas être négligé ou sous-estimé sous peine de grande déconvennue.

Cet exposé n’a pas la prétention de présenter toutes les subtilités inhérentes à ce nouveau média (qui sont bien plus nombreuses qu’il n’y parait), mais vise simplement à donner quelques clefs et conseils cohérents et simples à mettre en oeuvre.

Nous espérons que ces quelques lignes vous aideront à dématérialiser votre CD-thèque et à en profiter dans les meilleures conditions offertes par une technologie souvent perçue comme étant éloignée de toutes ces possibilités. En effet, les futures évolutions de la connectique, du stockage, et de bien d’autres facteurs auront bientôt un impact non négligeable sur l’amélioration du résultat final.

Nous ne pouvons que vous recommander d’être patients car rapellons-nous que le CD, annoncé comme une technologie « parfaite » dès sa sortie, a mis près de 20 ans à atteindre sa pleine maturité.

Il est également intéressant de noter que certains constructeurs proposent toujours des avancées technologiques sur les platines vinyle haut de gamme qui font encore progresser ce support après plus d’un demi-siècle d’existence.

explications et schémas de
D. DOMINGUEZ

Légende


Liaison par câble RJ45 

Point d’accès Wifi 

Connection Internet

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C’est la plus simple des configurations. Généralement, la Box Internet se situe à l’extérieur de la pièce d’écoute. Dans ce cas, il faut utiliser un câble RJ45 de grande longueur pour la connexion avec le Lecteur Réseau.

La Box Internet est le point d’accès Wifi.

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Cette configuration à l’avantage de pouvoir placer le Routeur dans la pièce d’écoute ce qui permet d’utiliser un câble RJ45 de grande qualité entre le Routeur et le Lecteur Réseau.

Au choix, la connexion Wifi peut-être gérée soit par la Box Internet soit par le Routeur. Dans tous les cas, il est préférable de désactiver le Wifi de l’appareil non utilisé.

Dans cette configuration, la Box Internet ne sert que pour d’éventuelles mises à jour du Lecteur Réseau ou NAS/Ordinateur. Elle peut n’être branchée que quand ces mises à jour sont nécessaires.

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C’est la configuration idéale, elle a l’avantage de pouvoir placer le Switch dans la pièce d’écoute ce qui permet d’utiliser un câble RJ45 de grande qualité entre le Switch et le Lecteur Réseau.

La connexion Wifi est uniquement gérée par la Box Internet.

Par rapport à un Routeur, l’utilisation d’un Switch à l’avantage d’avoir plus de ports disponibles ce qui est un avantage avec les connecteurs RJ45 de câbles Hifi (la taille des connecteurs empietant parfois sur les ports d’à côté). Le Switch permet également de connecter un nombre plus important d’appareils dans une utilisation mixte Hifi / Home Cinéma (TV, Lecteur Vidéo Dématérialisé, etc).

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Cette configuration à l’avantage de pouvoir placer le Switch dans la pièce d’écoute ce qui permet d’utiliser un câble RJ45 de grande qualité entre le Switch et le Lecteur Réseau.

Le Wifi est géré par le Routeur, la Box Internet ne servant que pour d’éventuelles mises à jour.

Cette configuration sera utilisée pour avoir un point d’accès Wifi proche du switch dans le cas où la Box Internet est située trop loin de la pièce d’écoute.




Optimisation

Dans tous les cas, l’utilisation du Switch est recommandée. Il évite que la connexion Wifi soit gérée directement par un appareil présent au sein des maillons de la chaîne audio. Les alimentations d’origine (« à découpage ») sont à chaner par des modèles « linéaire ». Les câbles RJ45 doivent être choisis avec une grande attention car il peuvent influencer énormement la qualité sonore d’une installation.



Lexique

Box Internet :

Une Box Internet est un terme marketing utilisé en France. Il s’agit d’un boîtier fourni par un FAI (Fournisseur d’Accès à Internet) à ses abonnés (par ADSL, Câble ou Fibre Optique) afin de bénéficier du « Triple Play » (Internet, Téléphone, Télévision) et de fonctionnalités supplémentaires (fonction d’enregistrement, lecteur vidéo, etc).

Elle a comme rôle principal d’établir et de gérer la connexion Internet (réseau WAN) et de convertir ce flux dans un protocole utilisable par les ordinateurs du réseau local (LAN) via des ports Ethernet (prise RJ45). La Box gère aussi les autres flux pour la téléphonie (prise RJ11) et pour la télévision (prise péritel et/ou HDMI). La plupart des box gèrent aussi le Wi-Fi (WLAN) ou les courants porteurs en ligne (CPL), et servent automatiquement de routeur réseau, ce qui permet de partager une connexion Internet entre plusieurs ordinateurs à travers le réseau local.


Switch & Routeur :

Le Switch (ou Commutateurs) et le Routeur sont 2 appareils fondamentalement différents ; pourtant, leurs rôles se ressemblent beaucoup.
En simplifiant, un Switch permet de relier plusieurs appareils dotés de port RJ45 sur un même réseau (PC, Imprimante, Lecteur Réseau Audio, Lecteur Réseau Vidéo, Console de Jeux, etc), alors que le Routeur peut relier plusieurs réseaux. Le Routeur est nécessaire pour connecter un appareil du réseau local à Internet. Il dispose également d’une fonction Wifi.

Le switch (commutateur) permet de connecter plusieurs ordinateurs au réseau local. Il permet de créer un réseau Ethernet commuté selon une typologie en étoile : l’ensemble du réseau local est organisé autour du commutateur. Le Switch se base sur les adresses physiques des cartes réseau (MAC). Pour faire une analogie avec la vie réelle, une adresse MAC est un peu comme une adresse postale. Il analyse les trames qui arrivent sur ses ports d’entrée et filtre les données afin de les aiguiller uniquement sur les ports adéquats.

Le Routeur ressemble à un switch sur le plan de l’utilisation. Il permet de mettre plusieurs ordinateurs en réseau tout en permettant également de mettre en contact deux réseaux fondamentalement différents. Dans une installation familiale, avec un ou plusieurs ordinateurs connectés à une Box, il est la frontière entre le réseau local et Internet. Il est doté d’une adresse IP et se charge de la transmission des informations vers l’ordinateur destinataire. Il possède une interface connectée à Internet (généralement, cela se traduit par un câble branché sur la prise téléphonique) et plusieurs autres interfaces sur lesquels se connectent des ordinateurs voulant accéder à Internet via des câbles Ethernet et/ou des connexions Wi-Fi.


Lecteur Réseau :

Équipé de convertisseurs audio numérique-analogique (et souvent de sortie Numérique pour y connecter un DAC Externe) un Lecteur Réseau est compatible avec la lecture des fichiers numériques, de Web-Radios et de services de musique en ligne tels que Deezer, Spotify ou Qobuz.


NAS :

De l’anglais « Network Attached Storage », un NAS est un serveur de fichiers autonome relié à un réseau dont la principale fonction est le stockage de données dans un volume centralisé.
Il fournit des services à travers un réseau IP avec un ou plusieurs des protocoles (SMB, NFS, AFP).
Sa consommation électrique est très inférieure à celle d’un Ordinateur. Il est également plus discret de par sa taille ou sa nuissance sonore (un NAS de bonne qualité est généralement inaudible à plus de 50cm).


Hifi Vaudaine – Audio – Grenoble – Hifi – Musique dématérialisée